Safran

Publié le 17 juin 2010 — par bureau
Catégorie(s) Epices arabes

Le safran est une épice tirée de l’espèce Crocus sativus de la famille des Iridacées. La fleur possède trois stigmates (extrémités distales des carpelles de la plante). Styles (la « tige » reliant un stigmate avec le reste de la plante) et stigmates sont souvent séchés et utilisés en cuisinecomme assaisonnement ou comme agent colorant. Le safran, qui fut pendant plusieurs décennies l’épice la plus chère au monde1,2, est originaire du Moyen-Orient2,3. Il a été cultivé pour la première fois dans les provinces grecques4.

Le safran est caractérisé par un goût amer et un parfum proche de l’iodoforme ou du foin, causés par la picrocrocine et le safranal 5,6. Il contient également un caroténoïde, la crocine, qui donne une tonalité jaune-or aux plats contenant du safran. Ces caractéristiques font du safran un ingrédient fortement prisé pour de nombreuses spécialités culinaires dans le monde entier, notamment dans la cuisine persane. Le safran possède également des applications médicales.

Le mot safran tire son origine du latin safranum, aussi ancêtre de l’italien zafferano et de l’espagnol azafrán7. Safranum vient lui-même du motarabe aṣfar (أَصْفَر), signifiant « jaune », via la paronymie avec le mot zaʻfarān (زَعْفَرَان), le nom de l’épice en arabe6. Selon d’autres sources, s’appuyant sur la présence de cultures de safran sur le plateau iranien, safranum viendrait du persan Zarparan (زرپران), zar (زر) signifiant « or » et par (پر) signifiant « plume », ou « stigmate ».

Méchoui

Publié le 17 juin 2010 — par bureau
Catégorie(s) Traditions culinaires

Le méchoui est un mouton ou un agneau  entier rôti à la broche, sur les braises d’un feu de bois. Le mot vient du verbe arabe[1]  šawa qui signifie « griller, rôtir »[2]. Ce plat est très répandu en Afrique du Nord.[1]

Présentation

Le méchoui est considéré comme une entrée servie à l’occasion d’un festin, d’une diffa ; il est servi au début du repas. L’hôte prend, avec les doigts de la main droite, des morceaux de viande ou de chair grillée et les offre aux invités de marque. On ne se sert d’aucun instrument pour déguster un méchoui car la viande, que la cuisson lente a presque confite, doit pouvoir être détachée sans aucun effort.

Les populations nomades, en plus de leur troupeau principal souvent composé de plusieurs milliers de moutons, élevaient un petit nombre d’agneaux mâles spécifiquement pour le méchoui, les nourrissant de cheikh, une espèce d’armoise sauvage qui donne à l’agneau un parfum particulier.
Préparation

Après avoir égorgé et dépecé le jeune agneau, tous les organes de la cavité stomacale sont enlevés, à l’exception des rognons. Cette cavité est recousue après avoir été saupoudrée d’épices, du ras el hanout notamment. L’agneau est embroché sur une branche d’arbre et cuit à côté d’un tas de braises. La broche est tournée lentement et régulièrement de manière à assurer une cuisson également répartie.

Le méchoui n’est pas disposé directement au-dessus de la braise, car la graisse en fondant s’enflammerait et pourrait carboniser la chair extérieure. La cuisson est démarrée tout doucement, de manière que l’intérieur cuise presque en même temps que l’extérieur. Pendant la cuisson, la viande est badigeonnée de beurre fondu ou d’huile, de façon à la rendre croustillante. Petit à petit, l’agneau est rapproché de la braise chaude, afin que la chair prenne une couleur ambrée. Le temps de cuisson varie selon le poids de l’animal, soit environ un quart d’heure par kilos.
Variantes régionales

Dans le Djebel Amour (Algérie), il existe une autre variante du méchoui qui consiste à préparer uniquement la partie supérieure de l’agneau, après en avoir découpé les deux épaules et la colonne vertébrale. Ce tronc est ensuite ouvert en deux sans le séparer et embroché sur un gros bâton de bois pour être cuit sur la braise. Cette préparation est appelée lejneb, littéralement « côtelettes ». Après cuisson, les morceaux composant l’échine sont séparés et coupés en cubes pour être servis en premier, à raison d’une part chacun. Les côtelettes sont ensuite découpées deux par deux ou l’une après l’autre suivant le nombre d’invités. Le lejneb est toujours précédé par le mel’fouf (brochettes de morceaux de foie enveloppés de crépinette), réservé aux invités venus de loin ou aux invités de marque, en signe de bienvenue et d’hospitalité.

Le méchoui se prépare aussi, notamment au Maroc, en creusant un trou vertical, ou en construisant un four en terre, de 0,8 à 1 mètre de diamètre et 1,5 à 2 mètres de profondeur. Du bois est empilé dans cette cavité et brule durant cinq ou six heures. Lorsque la terre entourant le trou est brulante et le bois transformé en braise et cendres, la plus grande partie en est retiré pour éviter tout feu vif. Le mouton y est introduit verticalement et enfermé avec un couvercle recouvert de terre glaise de façon la plus hermétique possible. La cuisson dure quatre à cinq heures. La terre extérieure plus ou moins refroidie est un indice de cuisson. La gangue de terre est ensuite brisée pour dégager le mouton.

Au Maroc et en Algérie, le terme méchoui « désigne le mode de cuisson d’un agneau ou d’un mouton cuit entier à la broche. En Tunisie, il s’applique a toute pièce de viande grillée à la braise. Enfin, il s’agit également d’agneau cuit si longtemps qu’il en est délicieusement confit ».[3]

Pastilla

Publié le 17 juin 2010 — par bureau
Catégorie(s) Traditions culinaires

La pastilla, ou bastilla, est une spécialité culinaire marocaine[1]  constituée d’une sorte de feuilleté  (feuilles de brik), à base d’oignon, de pigeons (ou de poulet, de pintade  ou de fruits de mer), de persil, de coriandre, d’œuf dur et d’amandes, mélange de sucré et de salé parfumé à la cannelle.

Généralement, lors des fêtes, il est servi juste avant le plat de résistance.

Historique
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Pastilla est un mot espagnol[1], dérivé du terme « pasta », pâte en français.
Préparation de la pastilla

étape 1

étape 2

étape 3

étape 4

étape 5

étape 6

étape 7

Chef cuisinier

Publié le 17 juin 2010 — par bureau
Catégorie(s) Non classé

Attributions

Le plaisir du client est son souci principal. Meneur d’hommes, il coordonne le travail de l’ensemble de la brigade (du commis au second), supervise la cadence et la qualité de travail, et garantit l’élaboration des plats dans le respect des normes d’hygiènes, de qualité et de rentabilité énoncées par la charte de qualité de l’établissement ; il maîtrise les techniques culinaires et peut être amené à exercer un talent de créateur. Le chef cuisinier est le responsable en cuisine du processus complet de confection des plats, des mets ou des repas d’une cuisine. Il travaille seul ou assisté d’une brigade, équipe de cuisiniers ou de commis qui officient sous ses ordres.

Le chef cuisinier a généralement pour tâches :

* L’élaboration des menus, éventuellement la création de nouveaux plats.
* La gestion des budgets d’approvisionnement en produits frais en fonction des perspectives de demande et de perte.
* L’approvisionnement en produits de qualité qu’il va souvent lui même sélectionner chez des fournisseurs choisis et acheter dès l’ouverture des marchés avant d’entrer en cuisine.
* La supervision des cuisines, donne les instructions comme responsable de la préparation des plats.
* L’encadrement du personnel de la cuisine d’un restaurant ou d’un service de restauration.
* La surveillance de la qualité du travail de son équipe et de la satisfaction de ses clients.
* La formation et la transmission de savoir aux apprentis et au personnel.
* La gestion de la motivation et de l’épanouissement professionnel de son personnel.
* Le respect des règles d’hygiène et des normes de qualité et de sécurité de travail.

La coiffe traditionnelle du chef cuisinier est la toque, dont la forme peut différer (certains, généralement propriétaires du restaurant, ne la portent jamais ou choisissent d’autres coiffures, éventuellement pour se singulariser).

Un grand chef cuisinier (plus exactement : le restaurant où il exerce avec talent) est souvent récompensé par les signes valorisateurs des guides spécialisés, tels les macarons ou étoiles du Michelin rouge, les toques (Gault et Millau), les assiettes emblématiques (Pudlo France de Gilles Pudlowski) et diverses mentions .
Conditions de travail

Cette profession s’exerce dans tous les établissements à vocation de restauration (restauration commerciale, restauration de collectivité, service traiteur, restauration centrale et industrielle). L’activité s’effectue parfois seul (bistrot, très petite affaire familiale), généralement en équipe, pouvant être importante (brigade de grands restaurants). Elle implique une station debout prolongée, la manipulation et la manutention de denrées alimentaires et des expositions fréquentes à la chaleur et parfois au froid.

Les horaires sont modifiés en fonction des jours, comportent ou non des interruptions de travail, impliquent très souvent des prestations les dimanches et jours fériés. Ils sont caractérisés par l’alternance de périodes d’activité soutenue (le « coup de feu ») et de périodes plus calmes.

La rémunération comporte souvent un intéressement au chiffre d’affaires de l’établissement, qui vient s’ajouter à un montant minimum garanti, et peut être associée à des avantages en nature (repas, logement). Les contrats saisonniers sont fréquents. Cette fonction nécessite de respecter des normes d’hygiène et de sécurité relatives à la manipulation de denrées alimentaires et d’équipements spécifiques. Une tenue de travail spécifique est exigée (blouse, toque, chaussures).

Cuisine dans la culture populaire

Publié le 15 juin 2010 — par bureau
Catégorie(s) Non classé

En Tunisie, la cuisine occupe une place de choix dans la vie quotidienne et dans les cérémonies, quelles soient familiales ou religieuses. On s’invite le plus souvent pour manger ensemble et les festivités sont généralement marquées par la présence de plats particuliers. Ainsi, des plats spécifiques sont servis pour les invités aux cérémonies de mariage, ces plats variant d’une région à l’autre. À Djerba, par exemple, le yehni (ragoût de viande avec sauce tomate, potiron, pomme de terre, poivron, pois chiches et raisins secs) et le couscous à la viande sont servis dans la plupart des mariages. Certaines spécialités sont servies pour célébrer les naissances comme le zrir et certaines chakchoukas et bsissas.

Les fêtes religieuses possèdent également leurs plats particuliers, comme le nouvel an musulman avec sa mloukhiya[6] et son couscous au qadid[7], le mouled avec l’assida tourqui et l’assidat zgougou, l’Achoura et les Aïds avec leurs spécialités régionales. Le mois de ramadan reste toutefois le mois de prédilection pour exhiber ses talents culinaires, parents et amis échangeant à cette occasion des invitations à dîner ou à veiller et déguster ensemble des spécialités, et ce tout au long du mois saint.

Ustensiles et matériel de cuisine

Publié le 15 juin 2010 — par bureau
Catégorie(s) Non classé

Traditionnellement, la cuisine tunisienne se préparait essentiellement au feu de charbon de bois ou au feu de bois car plusieurs plats ont besoin de mijoter durant plusieurs heures. On utilisait le kanoun (fourneau genre brasero le plus souvent en terre cuite) qu’on remplissait de braises sur un fond de sable ou le four traditionnel[5], appelé tabouna pour cuire notamment le pain, même si ce terme désigne également un foyer de feu de bois que l’on prépare entre trois grosses pierres sur lesquelles on pose la marmite ou tout autre récipient utilisé pour la cuisson.

On utilisait souvent le tamis (ghorbal) et la peau de mouton retournée, pour tamiser céréales moulues et épices, alors que le pilon (mahraz) permettait de réduire notamment l’ail et les épices en pâte.

Les récipients de cuisson en terre cuite voire en céramique étaient les plus courants, tout comme les récipients en cuivre. L’aluminium puis l’acier inoxydable ont remplacé progressivement ceux-ci alors que les fours et fourneaux à gaz ou électriques sont utilisés de nos jours dans les zones urbaines ; seules quelques campagnes continuent de faire usage des fours et ustensiles traditionnels.

Les potiers de Nabeul ou de Djerba reproduisent encore les modèles traditionnels de récipients de cuisine et de plats de service ainsi que les bocaux, carafes, tasses, etc.

Boissons

Publié le 15 juin 2010 — par bureau
Catégorie(s) Non classé

La citronnade et le citron pressé sont consommés en abondance pendant les mois d’été. La citronnade se prépare le plus souvent avec le citron entier, écorce comprise, et du sucre. Les jus d’orange, de grenade, d’abricot et de pêche sont aussi assez commun dans le pays.

La limonade locale, baptisée Boga, est une boisson gazeuze disponible dans au moins trois variantes : la Boga simple, la Boga cidre (au caroube) et la Boga citron. Les sirops sont servis à l’occasion de la plupart des cérémonies ; le sirop d’orgeat est réalisé à base d’amandes douces et amères. Parmi les autres sirops figurent le sirop de rose, de grenadine, de menthe, de pistache et d’orange.
Bouteille de boukha

Le thé se boit sous plusieurs formes, la plus répandue étant le thé à la menthe ; il peut être accompagné de pignons, d’amandes ou d’arachides grillées. Le thé vert s’aromatise habituellement à la menthe et le thé noir (appelé thé rouge en Tunisie) aux feuilles de géranium. Le café se boit pour sa part sous ses formes les plus connues (expresso, filtre, etc.) mais le café traditionnel reste le café turc (arbi ou zazoua), souvent aromatisé avec quelques gouttes d’eau de fleur d’oranger.

Le laban, lait fermenté, longtemps battu artisanalement dans une outre en peau de chèvre et produit actuellement de façon industrielle, correspond au yaourt et au kéfir liquide. Le legmi est constitué de la sève des palmiers récoltée au lever du jour ; cette boisson est sucrée et se boit comme jus de fruit. Cependant, elle fermente rapidement et devient en l’espace de quelques heures un vin de palme recherché dans certaines localités du pays.

La Tunisie possède sa bière locale baptisée Celtia, disponible aussi bien en bouteille qu’en cannette. La boukha est un alcool de figue ou de dattes, généralement assez fort, qui est surtout préparée par les Juifs tunisiens. La thibarine est un genre de grappa, aromatisée avec des plantes, et créée à l’origine par des prêtres chrétiens présents dans le pays. Plusieurs vins sont également produits dans les régions du nord du pays dont certains sont rattachés à diverses AOC.

Bsissa

Publié le 15 juin 2010 — par bureau
Catégorie(s) Non classé

La bsissa a longtemps été un aliment de base du Tunisien moyen, surtout dans les zones rurales. Il s’agit de farines de céréales grillées, auxquelles sont ajoutées des épices. Elles se consomment mélangées avec de l’huile, de l’eau et du sucre ou du sel selon les cas.

La bsissa la plus commune est la bsissa d’orge que l’on appelle aussi zammita. Cette bsissa est agrémentée de lentilles, de fenugrec, de graines d’anis et d’épices. Elle est le plus souvent salée même si du sucre peut y être ajouté. Elle se consomme liquide (diluée dans un peu d’huile d’olive et de l’eau à volonté), et porte alors le nom de dardoura, ou épaisse et s’appelle dans ce cas abbouda. L’abbouda est souvent accompagnée de légumes ou de fruits frais (poivron, oignon, grenade, raisin, figues, etc.). Sous sa forme liquide, la bsissa constitue un petit déjeuner ou un goûter également donné aux bébés et aux personnes âgées. Mais la bsissa constitue aussi le repas du travailleur rural (en raison de son caractère économique, nourrissant, facile à conserver et à transporter) ainsi que le dernier repas avant la levée du jour pendant le mois de ramadan.

D’autres variantes existent comme la bsissa de blé, de pois chiche, de sorgho, de fénugrec, etc. Elles se consomment sucrées, souvent avec des dattes ou des figues séches.

La bsissa se prépare d’avance et se conserve pendant plusieurs mois. On en prépare pour les grands événements comme les mariages, les naissances ou le mois du ramadan. La préparation de la bsissa des mariages est souvent accompagnée de chants de joie et de youyous.

Entremets et desserts

Publié le 15 juin 2010 — par bureau
Catégorie(s) Non classé

Traditionnellement, les desserts ne sont pas servis à la fin des repas, mais entre ces derniers, tout au long de la journée ou au cours de la soirée, même si les habitudes changent, un dessert étant de plus en plus souvent servi à la fin du repas.

Certains entremets ne sont pas servis après un repas car ils ont assez consistants. Il en est ainsi de l’assida, bouillie épaisse de semoule et de farine de blé servie avec du beurre fondu ou du smen, et du miel ou du sucre (assida turki) ; elle est consommée surtout pour le shour (repas pris avant l’aube) pendant le ramadan. L’assida de noisettes (assida boufriwa) et l’assidat zgougou sont quant à elles préparées surtout à l’occasion des cérémonies et des fêtes comme celle du Mouled.

Il existe également la madmouja, préparée avec de la pâte feuilletée fourrée aux dattes et arrosée de sirop de sucre parfumé à l’eau distillée de géranium, et la mahkouka à base de semoule de blé fourrée aux dattes et arrosée à l’eau distillée de géranium. Le mesfouf est quant à lui un entremets qui se prépare selon plusieurs recettes, dont la rfissa avec de la semoule de blé fine, travaillée et cuite à la vapeur, des raisins frais ou secs, des fruits secs, des dattes, des oranges confites, du lait, etc. D’autres entremets sont réalisés à base de crème, avec ou sans œufs, comme la mhalbiya (riz au lait avec sucre et eau de rose), la krima aux fruits secs (pistaches, pignons, amandes et noisettes), la zriga (crème fourrée de malsouka farcie de fruits secs et de sucre aromatisés à l’eau distillée de rose ou de géranium) ou encore les crèmes à base de farine de sorgho (sohlob au lait, bouza aux fruits secs, etc).
Assortiment de pâtisseries
Makrouds aux dattes
Zlabias

La baklawa est le gâteau des cérémonies par excellence : il y a rarement des mariages ou autres festivités importantes qui se fassent sans baklawa, surtout dans les milieux urbains. Sa préparation est laborieuse et nécessite souvent le concours de plusieurs personnes. En effet, il s’agit de préparer plusieurs couches de pâte feuilletée très minces et étirées une à une par deux, trois ou quatre personnes selon la taille du moule[3]. Une farce d’amandes et/ou autres fruits secs (pistaches, noisettes, etc.) en poudre et de sucre, arrosée d’eau de rose, est placée sur une première couche de feuilles de pâte et recouverte d’une série d’autres feuilles. Le tout est ensuite découpé en petits losanges et envoyé à cuire chez le boulanger. À la sortie du four, du sirop de sucre aromatisé est versé sur la préparation encore chaude.

La ghraïba est une variété de petits gâteaux confectionnés à base de pâte sablée. Ils varient selon la farine ou la semoule de base utilisée : farine de blé, de sorgho, de pois chiche ou semoule de blé. Des fruits secs concassés ou des graines de sésame peuvent être ajoutés au mélange. Comme elle se conserve bien, la ghraïba préparée en grande quantité est généralement envoyée à cuir dans le four du boulanger local.

Le makroud est un gâteau frit et arrosé de sirop de sucre, préparé avec de la semoule de blé et de l’huile d’olive, et farci le plus souvent de pâte de dattes ou parfois d’amandes ; les makrouds blancs sont cuits au four au lieu d’être frits. Kairouan est la ville de Tunisie célèbre pour ce type de pâtisserie. Les makrouds préparés par les Juifs tunisiens sont légèrement plus gros et la pâte est proportionnellement plus épaisse par rapport à la farce. Ce gâteau se fait souvent à domicile mais il est également préparé par le vendeur traditionnel de beignets et de zlabia (ftairi). La zlabia et les mkharaq sont des gâteaux traditionnels imbibés de sirop de sucre ; leur pâte est presque la même (une pâte levée très légère qui absorbe le sirop de sucre), mais ils se présentent sous des formes et des couleurs différentes.

La bjawia est un entremets préparé à partir de semoule de blé bien roussie au four ou dans une poêle, mélangée à un sirop de sucre épais auquel est ajouté du jus de citron, de l’eau de géranium et des pois chiches grillés ; le tout est égalisé, refroidi et coupé en tranches. De même, les « oreilles du juge », appelés aussi debla, sont des gâteaux très légers qui se préparent grâce à une pâte étalée en une couche très mince, découpée en bandes d’environ vingt centimètres de long et trois à quatre centimètres de large ; celles-ci sont enroulées une à une sur une fourchette et frites dans de l’huile ; une fois égouttées, elles sont trempées dans du sirop de sucre encore chaud et aromatisé au jus de citron. Des graines de sésame viennent saupoudrer le tout qui est égoutté à nouveau pour éviter que le sirop de sucre ne se dépose sur le fond.

La samsa est un gâteau confectionné à partir de feuille de malsouka (pâte à brik) farcie d’un mélange de sésame ou d’amandes en poudre et de sucre, aromatisé à l’eau de rose ou de géranium ; la feuille est pliée en petits triangles et frite ou parfois cuite au four et trempée dans du sirop de sucre.

La bouza est un dessert ou entermet réalisé à base de farine ou de graines de sorgho moulues et pressées ainsi que de fruits secs moulus cuits avec du lait et du sucre et aromatisés à l’eau de rose ou de fleur de géranium. La bouza se consomme semi-liquide, encore tiède et saupoudrée de graines de sésame ou de fruits secs concassés. Elle se prépare surtout pendant le mois de ramadan. Le sohlob ou sahlab, proche de la bouza, se prépare avec de la farine de sorgho, sans fruits secs, et se consomme surtout au petit-déjeuner.

Le kâak existe dans une grande variété d’ingrédients (amandes, pistaches, noisettes, etc.) ; la version la plus simple, appelée aussi bachkoutou, se prépare avec de la farine, des œufs, du sucre, de l’huile, de la levure, de l’eau de fleur d’oranger et une pincée de sel. Ces kâak peuvent se conserver pendant plusieurs mois et sont souvent consommés au déjeuner. Le terme bachkoutou est aussi utilisé pour les gâteau ressemblant au cake et dérive probablement de l’italien biscotto.

Pour réaliser des beignets de fruits (pommes, poires, bananes, etc.), une pastelle à base de farine, d’œuf et de lait est utilisée pour enrober les morceaux de fruits avant de les frire ; ils sont saupoudrés de sucre une fois retirés de l’huile. Ils se consomment de préférence tièdes. Les dattes dénoyautées sont quant à elles farcies avec une pâte faite d’amandes moulues finement, de sucre et de l’eau de rose (un colorant alimentaire peut y être ajouté).

Les Tunisiens appellent ktaif une pâtisserie commune à plusieurs pays du Moyen-Orient et appelée kunafa en Égypte, en Syrie ou au Liban. Le mlabes est une autre pâtisserie, connue surtout dans la ville de Sfax, présentée sous forme de petits macarons préparés à base d’amandes. Il existe bien d’autres pâtisseries comme la dawama, la laklouka, la sorra ou encore le vert-blanc-rouge, surnommé aussi « soupir du bey ».

Divers

Publié le 15 juin 2010 — par bureau
Catégorie(s) Non classé

Les tajines et les maâkoudas — plus de quarante sont répertoriés dans le livre de Mohamed Kouki sans compter les spécialités régionales et ethniques — sont des préparations cuites au four et mangées chaudes ou froides.
Tranches de tajine malsouka

Le tajine tunisien, très différent du tajine marocain ; il s’agit d’un genre d’omelette épaisse, cuite au four et préparée à base de viande cuite d’avance dans une sauce (puis réutilisée dans le tajine) et de légumes, de fromage râpé ou émincé et d’œufs. Le tajine se prépare aussi avec des haricots blancs cuits dans de la sauce tomate et la viande (tajine au fromage), des épinards, des petits pois, etc. Il est également possible de tapisser le plat de cuisson du tajine et de couvrir complètement la préparation de feuilles de briks (tajine malsouka) ou d’une couche fine de pâte sablée (tajine warka). Pour les maâkoudas, on n’utilise pas de sauce tomate ; la menina est une spécialité juive qui fait partie des maâkoudas et qui est préparée essentiellement à partir d’œufs et de poulet cuit d’avance dans du bouillon.

Les légumes farcis — de viande hachée et épicée, de persil et d’oignon émincés et de chapelure, le tout lié avec un œuf battu et cuit au four ou frit — sont considérés aussi bien comme une entrée que comme un plat principal. Le légume le plus communément farci est le poivron, mais on farcit aussi la tomate, la courgette, l’aubergine, la pomme de terre, l’oignon, les feuilles de choux, etc. Les épices les plus utilisées dans ce cas sont la coriandre, le carvi, le poivre et le piment.
Chakchouka dans une poêle

La chakchouka est un plat qui se prépare avec de la tomate et de l’oignon revenus dans de l’huile d’olive, de l’ail, des épices (souvent du poivre, du paprika, de la coriandre et du carvi en poudre), un légume principal (comme le poivron ou la courgette), des pommes de terre et des œufs mollets. La chakchouka djerbienne se prépare avec de la viande séchée conservée dans l’huile et des ouzaf.
Ojja dans une poêle

Assez proche de la chakchouka, la ojja est un plat préparé à base de tomates cuites dans de l’huile, de l’ail, de la poudre de grains de carvi, de l’harissa ou du paprika. Des poivrons en petits morceaux sont ajoutés à la sauce, de même que des œufs brouillés. Elle peut se préparer avec des boulettes de viande, de la viande conservée, des merguez, de la cervelle ou des crevettes, que l’on fait revenir dans l’huile avant d’ajouter les tomates. Contrairement à la chakchouka, la ojja se prépare sans oignon et s’aromatise exclusivement avec de la poudre de graines de carvi (sans coriandre). Par ailleurs, elle ne se cuisine qu’avec de la tomate et du poivron alors que la chakchouka peut se cuisiner avec de la courgette, de la pomme de terre et d’autres légumes.